Comment combler la fracture numérique entre villes et campagnes
Par Dominique Kirsner le mardi 23 octobre 2007, 21:35 - Fracture numérique - Lien permanent
Il ne faut pas oublier que le coût du fibrage d'un foyer varie de 1000€ à 5000€ en fonction de la densité de population. Si rien n'est fait, les opérateurs privés s'arrêteront au mieux après 5 à 10 millions de foyers fibrés sur un total de 30 millions.
Et la fracture numérique ne ferait qu'augmenter.
L'idée que les opérateurs paient une taxe inversement proportionnelle à la densité de population en zone dense, mais reçoivent une subvention en zone non dense - cette subvention provenant exclusivement des taxes prélevées ci-dessus - ne me choque pas. En outre, on pourrait aussi tenir compte des laissez pour compte de l'ADSL (éligibles mais qui sont trop loin des NRA et dont le débit est structurellement faible inférieur à 5Mbits), en permettant ainsi l'investissement privé de NRA-HD là ou un gain significatif est possible avec des couts très nettement inférieurs à la fibre, et représentant une solution d'attente crédible.
On appelait cela autrefois la péréquation ou solidarité entre Français des villes et des campagnes.
Je rappelle que les pouvoirs publics ont finit par subventionner :
- Les zones blanches non couvertes par les mobiles, et ces zones sont été couvertes dix ans après les autres
- Certains NRA-HD en zones non couvertes par l'ADSL
30% des foyers ADSL sont limités à 5Mbits et moins en raison de la longueur du cuivre. Et ces foyers n'auront pas la fibre avant longtemps sans aide publique.
Cette solution est intéressante, car pour éviter de payer la taxe, les opérateurs auront intérêt à avoir un bon mix ville-campagne.
Et l'on pourra ainsi subventionner les campagnes sans argent public