En plus de la fibre, seule la réutilisation du dernier kilomètre de cuivre de l'opérateur historique permettra d'amener rapidement le très haut débit dans les zones peu denses, avec un investissement raisonnable des collectivités locales.

Pour se faire, les collectivités territoriales doivent favoriser et inciter le dégroupage au sous répartiteur permettant la connexion très haut débit pour plus de 50% de la population à des coûts 10 fois inférieurs à la fibre. Puis dans un deuxième temps favoriser le remplacement du dernier km de cuivre par la fibre.

La norme internationale VDSL2, largement utilisée à l'étranger permet, en effet, des débits symétriques de plus de 50 Mbits sur une paire de cuivre de moins d'un kilomètre.

Cette technologie permet d'éviter les coûts de génie civil particulièrement onéreux en zones pavillonnaires, si l'on tient à conserver des réseaux de télécommunication enfouis, évitant les disgracieux fils aériens couramment vus dans les connexions fibre du Japon, de la Corée et Etats-Unis.